San Desiderio - Context Géographique
Italiano
HOME PAGE
C.A.S.T. Culture Art Hystoire Traditions
Hystoire

- IV Siècle
- Renaissance
- XXème Siècle

IV Siècle
- Saint Didier de Gênes et de Langres Évêque (+ 356) - Fête: le 23 mai
Saint Didier
Il est né dans un village près de la ville de Gênes, dans la haute Vallée Sturla, appelée à cette époque-là "Fràvega" (du latin "fàbrica", populaire "fràbica"). Il est devenu Évêque de Langres, ville française ayant des origines très anciennes (en latin "Andemantum" ou "Andematunnum", à cause de sa position sur un coteau élevé) et qui est devenue, aux temps des Celtes et des Romains, la capitale des Lingons.
En 345, le deuxième Évêque, Juste, meurt (le premier Évêque, Sénateur, mourut en 320). Ne réussissant à trouver aucun accord sur le choix de la personne, le peuple envoya des représentants à Rome afin que le Pape nommât lui-même leur évêque. Pendant le voyage, près de Gênes, ils rencontrèrent Didier et comprirent, grâce à des signes prodigieux, que cet homme serait leur Évêque. St. Athanase (Patriarche d'Alexandrie, 296-373) le cite dans son "Apologia contra arianos (37)" en induisant ainsi quelques hagiographes à le situer parmi les participants aux conciles de Cologne et de Sèrdica (actuellement Sofia). En réalité, ils ont eu lieu, avant son ministère: Cologne 346 et Sèrdica 343. Pendant l'invasion des Germains (355-357), repoussée par Julien l'Apostat (neveu de Constantin le Grand, 331-363), il a donné sa vie pour sauver son peuple.
De nombreux noms de localités et d'églises témoignent la diffusion de la dévotion à St. Didier (en italien, Desiderio). Dans la "Vie et passion de S. Didier", écrite à Langres en 1482, Guillaume Flamant définissait le Saint "sers au pays de sa naissance, né de Gênes sur la mer". Les Statuts de la "Confrérie de S.Didier", fondée en 1354, racontent que les messagers des Langons envoyés à Rome pour l'élection de leur évêque "en un pays arrivèrent auprès de Gênes d'aventure et illeic Didier trouvèrent" (manuscrit Bibliothèque de Langres, n. 65).
La ville de Langres l'élit comme protecteur et célèbre le 23 mai sa fête, que l'Évêque Guy, en 1469, fait devenir fête d'obligation. L'Évêque Guillaume, en 1314, place ses reliques dans un coffre d'argent à l'intérieur d'une chapelle, puis d'une église qui lui est consacrée, et qui a été transformée en musée au siècle dernier. En 1647, quelques-unes de ses reliques seront données à la ville d'Avignon.
A Gênes, on trouve les premières traces de la tradition chez Vincent Bellovacensis (selon ce que rapporte Agostino Schiaffino). Les documents témoignent qu'il existe, dans la localité où il est né et où il a vécu, une église dédiée à St. Didier, déjà à partir de 1158, comme église "suffragante" de l'église de Bavari (un village près de San Desiderio). L'existence d'un Oratoire dédié à St. Didier près de la Cathédrale de Saint Laurent est certaine, au moins jusqu'en 1437.
En 1651 le card. Stefano Durazzo, Archevêque de Gênes, demande à l'Évêque de Langres et à la Confrérie de Saint Didier la donation d'une relique.
Saint Didier était invoqué comme vengeur des faux serments et comme protecteur des accouchements difficiles. Il était de plus cité comme Saint protecteur dans les Statuts des peintres et des instituteurs, ainsi que des cordonniers et des "pàteri" (les commerçants d'étoffes précieuses).

- L'ermite et sa grotte
L'ermite et sa grotte

L'ermite et sa grotte
En lisant des nouvelles biographiques sur le Saint, nous apprenons qu'il avait l'habitude de fréquenter la compagnie d'un Ermite pour avoir des enseignements et des conseils. Cet Ermite vivait dans une grotte au-dessus de Fràvega.
On raconte que, après avoir rencontré près de sa grotte, les représentants de Langres à la recherche d'un nouvel évêque, il leur prédit que celui qui serait apte à faire fleurir son bâton, en le plantant en terre, serait le futur évêque de leur ville.
Les Langonais rencontrèrent un peu plus loin le berger Didier (en italien, Desiderio): ils lui demandèrent de planter son bâton qui fleurit prodigieusement, et le nommèrent Évêque de Langres.
L'endroit où l'ermite séjourna existe encore aujourd'hui, protégé par une grille et, à l'intérieur de la grotte, la pierre sur laquelle il priait agenouillé est toujours visible.
La pierre porte encore les signes des sillons laissés par les genoux du berger solitaire dans l'acte de prier.

- La relique de Saint Didier



En 1651, le card. Stefano Durazzo, Archevêque de Gênes, demanda à l'Évêque de Langres et à la "Confrérie de Saint Didier" le cadeau d'une relique.
Selon Calcagnino, "puisque Gênes ne possédait pas de dépouilles corporelles du Saint, et que la satisfaction d'avoir été sa Mère originaire était plutôt réduite, l'Éminent Cardinal Stefano Durazzo (Archevêque) et le Révérend Chapitre, et ses Chanoines demandèrent en l'an 1651 de les acheter, et ainsi de les déposer dans l'Église et la Patrie commune, par l'intermédiaire du Marquis Giannettino Gustiniano, Noble Génois, actuel Ministre de la Couronne de France en Italie"

- Cathédrale de San Lorenzo

L'inscription dans la salle du Chapitre du Cloître de Saint Lorenzo dit:
DlVI DESIDERII GENUENSIS LINGONENSIUM PRAESULIS ET MARTYRIS VERTEBRA QUAE INTER SACRA HUIUS METROPOLITANAE LIPSANA COLITUR THESAURUS REGUM REGNIQUE GALLIAE FUIT.
LUDOVICUS XIV IOANNETINO IUSTINIANO PATRICIO GENUENSI DE SE ET LUDOVICO PATRE OPTIME MERITO PARUM RATUS MARCHIONIS DlGNITATEM CONTULISSE PARTEM HANC REGIS PENE CORDIS UT ADDERET AB EODEM VOLVIT IMPETRARI EMINENTISSIMO ET REVERENDISSIMO STEPHANO CARDINALI
DURATIO GENUAE ARCHIEPISCOPO AC REVERENDISSIMO CAPITULO ET CANONICIS DONO DANDAM.
QUl BENEFICIIS MEMORES RELIGIOSISSIMO CIVI ANNUUM PERPETUUMQUE SACRIFICIUM SPOPONDERUNT: UT IN ACTIS
IO. BAPTISTAE BADARACI NOTARII DIE III JULII 1654.

- Petit Immeuble au Port Ancien


Dans le quartier Millo, au Port Ancien, un des magasins pour les marchandises débarquées au "Vieux Quai" porte le nom de "PALAZZINA San Desiderio".
 
Renaissance
- La maison de Giuseppe Mazzini
La maison de Giuseppe Mazzini

Giuseppe Mazzini, 1805 - 1872, qui fut allaité dans cette maison de San Desiderio, avait l'habitude de passer l'été avec sa famille en Haute Vallée Sturla.
Il fréquenta aussi ici les frères Ruffini avec qui il avait créé des liens étroits lorsqu'il était étudiant. Fondateur de "La Jeune Italie" à Marseille et de "La Jeune Europe" en Suisse, à San Desiderio et à Gênes, ses théories commencèrent à être élaborées.
Patriote fervent, révolutionnaire et homme politique, Mazzini fut contraint de nombreuses fois à se cacher pour la défaite de différentes tentatives insurrectionnelles. Arrêté et emprisonné en 1870, il a passé la dernière période de sa vie à Pise, sous la fausse identité de Brown.

- La maison des frerès Ruffini
La maison des frerès Ruffini

Comme le rappelle la pierre tombale de 1880, les frères Ruffini: Giovanni (1807 - 1881), Iacopo (1805 - 1833) et Augustin (1812 - 1885), se rendaient avec leur famille à San Desiderio pour y passer l'été, dans une maison près de l'église paroissiale, appelée aujourd'hui Villa Galleano.
Les frères Ruffini furent, avec Mazzini, des protagonistes du Risorgimento italien pour l'indépendance et l'unité du Pays.
Giovanni fut un patriote et un écrivain, exilé à Marseille, à Londres et à Paris. Grâce à son esprit romantique, il réussit à donner dans ses romans, outre les amours et les intrigues, une image vibrante de l'Italie parcourue par les premiers ferments libéraux et fascinée par les idéaux de Mazzini.
Iacopo fut carbonaro et affilié à "La Jeune Italie"; arrêté, il se suicida dans sa cellule de la tour Grimaldina du Palais Ducal de Gênes, pour ne pas compromettre ses camarades de foi.
Augustin, exilé avec Mazzini en France, en Suisse et en Angleterre, rentré à Gênes après un exil d'une quinzaine d'années, fut nommé inspecteur d'Académie.
 
XXème siècle
- L'usine Nommée"Plinthos"
L'usine Nommée"Plinthos"



Au cours des premières années du XXème siècle, la présence de quantités considérables d'argile rouge porta à une exploitation intense du territoire avec l'activité de carrière et des briqueteries de l'usine "Plinthos", qui fournit des briques et du carrelage pour d'importantes œuvres publiques.
Dans la seconde période d'après-guerre, l'usine employait 350 personnes, attirant ainsi une forte immigration de différentes régions italiennes.
San Desiderio a donc représenté une exception à l'intérieur du contexte plus ample où il est inséré, l'Est de Gênes, en majorité caractérisé par des installations résidentielles et bourgeoises, contrairement à l'Ouest de la ville, industriel et ouvrier.
La haute Vallée Sturla, dans la deuxième moitié du XXème siècle, a été caractérisée par cette activité industrielle intense, avec tous les revers sociaux: nouvelles possibilités de travail, l'immigration d'autres régions italiennes qui en a découlé, l'intégration et la coexistence entre immigrés et habitants locaux, etc., tous semblables à ceux qui ont été vécus à l'Ouest de Gênes.
 
Copyright: Il CAST di San Desiderio - info@sandesiderio.com - Progetto grafico Davide Basso - Realizzazione All Image